2 mars 1995

TROIS PAVILLONS DU CAMPUS CIBLÉS

Étude sur la qualité de l'air

Le Fonds Arthur-Labrie a servi de catalyseur à ce projet que pilote le Département de chimie.

Une étude visant à évaluer la qualité de l'air à l'intérieur de certains pavillons du campus et à diagnostiquer la cause de problèmes fréquemment rapportés vient de démarrer au Département de chimie. Au cours des prochains mois, l'étudiant-chercheur Pierre Grondin, en collaboration avec son directeur de recherche, Claude Barbeau, s'intéressera particulièrement à la qualité de l'air de trois édifices: les pavillons Jean-Charles- Bonenfant, Charles-Eugène-Marchand et Félix-Antoine-Savard. D'autres pavillons pourraient s'ajouter en cours de route si des problèmes étaient signalés au Service de sécurité et de prévention.

Cette étude s'inscrit dans la foulée du Plan directeur pour la protection et la promotion de l'environnement sur le campus de l'Université Laval et des activités du Fonds Arthur-Labrie. On se rappellera que le Plan directeur sur l'environnement, adopté par le Conseil d'administration de l'Université en juin 1994, avait identifié la qualité de l'air intérieur parmi ses priorités. Heureuse convergence d'intérêts, le Fonds Arthur- Labrie, officiellement constitué à l'Université et géré par la Fondation de l'Université Laval, vise justement à encourager les activités de recherche et la formation de spécialistes dans les domaines touchant la qualité de l'air. Ce Fonds a été créé en 1992 grâce à des dons totalisant

80 000 $ versés par Arthur Labrie, premier détenteur d'un doctorat en chimie (1933) de la Faculté des sciences et de génie et ancien sous-ministre aux pêches.

Le pif du spectromètre

Les études de qualité de l'air se heurtent bien souvent à la subjectivité de chacun; un environnement considéré convenable pour l'un peut être jugé trop sec ou vicié par l'autre. La recherche qu'entreprend Pierre Grondin s'affranchira de l'arbitraire du pif grâce à un spectromètre infrarouge BOMEM mesurant avec grande précision la nature et la concentration des différents gaz contenus dans l'air. L'appareil permet d'identifier rapidement les gaz faisant problème et, dans certains cas, de faciliter l'identification de la source. Il permettra également de déterminer si les correctifs qui seront éventuellement apportés à la ventilation auront produit les effets attendus. Le Service de sécurité et prévention et le Service de terrains et bâtiments prêtent leur concours à la réalisation de l'étude.

L'acquisition de ce spectromètre et des logiciels qui l'accompagnent, d'une valeur totale de 45 000$, a été rendue possible grâce à la collaboration du Fonds Arthur-Labrie, de BOMEM et de l'Université. De plus, le président du Fonds, Jean -Baptiste Sérodes, a remis une bourse d'études de 2 000$ à Pierre Grondin pour l'appuyer dans son projet. Signalons enfin que le Fonds Arthur-Labrie s'est donné pour objectif d'amasser 1 million de dollars afin de créer une Chaire en enseignement et en recherche sur la qualité de l'air. Les gens qui souhaitent appuyer les objectifs du Fonds peuvent faire un don ciblé dans le cadre de la Campagne Défi présentement en cours sur le campus.

Fumée zéro

Par ailleurs, le vice-recteur aux Services, Benoit Dumais, vient de mettre sur pied un comité chargé d'étudier la délicate question de l'élimination du tabagisme dans tous les pavillons de l'Université. Le Comité a pour mandat d'élaborer une politique non-fumeur et un plan d'action pour tout le campus. La rédaction du rapport et l'approbation de ses recommandations par les instances universitaires devraient être complétées au cours des prochains mois de façon à ce que la politique entre en vigueur lors de la rentrée de septembre 1995. Un programme d'aide aux personnes désireuses de cesser de fumer devrait accompagner cette politique de fumée zéro.

JEAN HAMANN

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