26 janvier 1995

Génie alimentaire: 179 postes à combler d'ici 10 ans

Une enquête de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval, menée dans le cadre de la création du programme de baccalauréat en génie alimentaire, démontre que le marché de l'emploi est très prometteur pour des futurs diplômés de cette nouvelle discipline. Ce nouveau programme en génie alimentaire, une première au Québec, sera offert dès l'automne 1995, à l'Université Laval.

Au cours de l'enquête, ces 375 organisations et entreprises consultées ont affirmé dans une proportion de 85% que l'arrivée d'ingénieurs dans l'industrie alimentaire répondait parfaitement à leurs attentes. En fait, 97 entreprises ont manifesté des besoins pour l'embauche de 179 ingénieurs du génie alimentaire dans les dix prochaines années.

L'industrie québécoise de la préparation des aliments compte au-delà de 1 000 entreprises manufacturières. Elles ont recours à de nouveaux concepts et innovent constamment dans les procédés d'usine. Les épiceries, par ailleurs, offrent aux consommateurs des centaines de nouveaux produits chaque année.

Une formation adaptée

Bien qu'un certain nombre d'ingénieurs travaillent déjà au sein d'entreprises alimentaires, leur formation ne répond pas parfaitement aux besoins exprimés par leurs employeurs. En effet, et contrairement aux autres programmes de formation d'ingénieurs, les futurs diplômés du génie alimentaire de l'Université Laval auront acquis des connaissances essentielles en biologie, en biochimie et en microbiologie alimentaire. Aussi, ils auront eu l'occasion de réaliser des projets en usine durant leur formation échelonnée sur quatre ans. La formation pratique portera, entre autres, sur l'implantation de nouveaux procédés, la conception de pièces et de systèmes d'équipements et la gestion de l'hygiène.

Collaboration avec les autres spécialistes

Le travail des futurs ingénieurs du génie alimentaire nécessitera donc une étroite collaboration avec les autres professionnels de l'industrie dont, par exemple, les spécialistes des sciences et de la technologie des aliments, déjà présents dans les entreprises depuis plus de 25 ans. Les diplômés de ce programme également offert à l'Université Laval, souvent appelés chimistes alimentaires, ont vu leur taux de placement atteindre 96,4% en 1992 (Ministère de l'Éducation du Québec, direction générale des affaires universitaires et scientifiques).

Les chimistes alimentaires, rappelons-le, ont pour rôle de formuler les produits, d'identifier les moyens pour les réaliser et d'en vérifier la qualité jusqu'aux tablettes des épiceries.

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